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vendredi 26 mai 2017

Comprendre la lumière et dessiner le modelé

Souvent, le dessinateur est préoccupé par la justesse de la forme, la structuration du corps et la justesse du contour.

Mais une fois ces points acquis, il faut apprendre à poser les ombres et dessiner le modelé, bref ce qui se passe à l'intérieur de la forme.

Il y a beaucoup de manière de griffonner les ombres. les deux principales sont l'estompe et la hachure (il est bon que les hachures suivent le sens de la courbure de la forme).

Il faut cependant bien comprendre la source de lumière et d'où elle provient. On la symbolise par une flèche en 3D qui permet d'indiquer la direction de la lumière.

Dans le croquis explicatif ci dessous, vu la direction de la flèche, la lumière arrive d'en haut à droite, légèrement en avant. La partie la plus sombre de la bosse (terminateur) sera donc orthogonale par rapport à cette direction (schéma du haut).

Si on éclaire une forme ovale, la partie ombrée sera opposée à la direction de la lumière. (schéma 1).

Si on éclaire cette même forme par deux source lumineuses différentes et égales, il y aura deux ombres portées et deux terminateurs (schéma 2).

Enfin, si les deux lumières sont d'intensités différentes (schéma 3), une des ombres portées sera plus marquée ainsi que le terminateur de la lumière la plus forte.


Dans le nu ci dessous, il y a deux sources de lumières différentes, j'ai volontairement accentué les terminateurs. Remarquez que les traits les plus foncés - la bosse de l'ombre -  sont toujours perpendiculaires aux deux sources de lumières.

Sur le corps humain, le terminateur est une courbe sinueuse qui suit la partie saillante de la bosse de l'ombre.

Pour donner du modelé à vos nus, considérez les muscles comme des noix (ovales allongés) qui serait recouvert par un tissu mouillé.


Voici un autre exemple de travail de modelé sur une étude de dos. Attention à ne pas tomber dans la caricature: j'aurais dû m’arrêter plus tôt, quand le modelé était plus délicat ;)

Mots clefs: Terminateur, ronde bosse modelé poser les ombres dessiner les ombres

mercredi 24 mai 2017

Séance du 23 mai avec Julie





jeudi 4 mai 2017

Séance du







lundi 1 mai 2017

Séance du







dimanche 19 février 2017

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Petit article sur la pomme en peinture...

pommeïte_de_la_pomme.pdf


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Séance avec Julie


Nous ne voulons pas d'un monde où la garantie de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de mourir d'ennui.


L'organisation sociale hiérarchisée est assimilable à un gigantesque racket dont l'habileté consiste à se mettre hors d'atteinte de la violence qu'elle suscite, et à y parvenir en consumant dans une multitude de combat douteux les forces vives de chacun.


Irais-je me contenter d'explications qui me tuent quand j'ai tout à gagner où tout est agencé pour me perdre?


Il n'y a de communautaire que l'illusion d'être ensemble.


Consommer, consumer: la cendre est devenue norme du feu.

Le pouvoir d'achat est la licence d'acheter du pouvoir, de devenir objet dans l'ordre des choses.


Le bon sens de la société de consommation a porté la vieille expression "voir les choses en face" à son aboutissement logique: ne voir en face de soi que des choses.


Un ordre impuissant ne règne qu'en assurant l'impuissance de ses esclaves.

Nous sommes condamnés à l'état de bien être et payons le prix fort de notre petit confort. Consumés dans le consumérisme.Voici le temps où l'idéologie de la consommation devient consommation d'idéologie.

Être riche se réduit aujourd'hui à posséder un grands nombre d'objets pauvres.

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Séance avec Xavier


L'obligation de produire aliène la passion de créer.


Dans une société industrielle qui confond travail et productivité, la nécessité de produire à toujours été antagoniste au désir de créer. Que reste-t-il d'étincelle humaine, c'est à dire de créativité possible, chez un être tiré du sommeil à six heures chaque matin, cahoté dans les trains de banlieue, assourdi par le fracas des machines, lessivé, bué par les cadences, les gestes privés de sens, le contrôle statistique, et rejeté vers la fin du jour dans les halls de gare, cathédrales de départ pour l'enfer des semaines et de l'infime paradis des week-ends, où la foule communie dans la fatigue et l'abrutissement?


De l'adolescence à l'age de la retraite, les cycles de vingt quatre heures font succéder leur uniforme émiettement de vitre brisé: fêlure du rythme figé, fêlure du temps-qui-est-de-l'argent, fêlure de la soumission aux chefs, fêlure de l'ennui, fêlure de la fatigue. De la force vive déchiquetée brutalement à la déchirure béante de la vieillesse, la vie craque de partout sous les coups de travail forcé.


Faudra-t-il autant de sang pour attester que cent mille coups d'épingle tuent aussi sûrement que trois coups de massue?


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Séances avec Ambre


Le conditionnement idéologique est le maniement technique de l'inhumain, du poids des choses. Ils changent les hommes en objets qui n'ont d'autres sens que l'ordre où ils se rangent. Il les assemble pour les isoler, fait de la foule une multitude de solitaires.


Tout ce que les hommes font et défont passe par la médiation du langage. Le champ sémantique est un des principaux champ de bataille où s'affronte la volonté de vivre et l'esprit de soumission.

C'est par le langage que nous prenons conscience de la soumission idéologique qui nous contraint dans notre quotidien, que nous accédons aux concepts qui nous permettent de nous défendre: un bon mot est plus efficace qu'un coup de poing dans le nez. On le sait, la violence est solution de ceux qui n'ont pas d'arguments.


Mais si les mots perdent le leur sens, la profondeur et le poids, comment se défendre dans une société où la bonne formule, au sens publicitaire, remplace le mot d'esprit?

Condamnés au mensonge, il faut apprendre à y glisser une part de vérité corrosive.


On a beau ironiser sur le pourrissement de la philosophie, les philosophes contemporains se retirent avec un sourire entendu derrière leur médiocrité de pensée: ils savent au moins que le monde reste une construction philosophique, un grand débarras idéologique. Nous survivons dans un paysage métaphysique. La médiation abstraite et aliénante qui m'éloigne de moi est terriblement concrète.



Le langage de l'homme total sera la langage total; peut-être la fin du vieux langage des mots. Inventer ce langage c'est construire l'homme jusque dans son inconscient. Dans le mariage brisé des pensées, des mots, des gestes, la totalité se cherche à travers la non totalité. Il faudra parler encore jusqu'au moment où les faits permettront de se taire.








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Séances avec Sarah







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Séance avec Ambre



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Séance avec Mélanie

dimanche 11 décembre 2016

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L'outil informatique, la palette graphique, n'est jamais qu'un outil.

La pratique du dessin reste à la base de tout.

S'aiguiser l’œil, dompter la main et cultiver l'esprit.

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 Hommage à Frenhoffer *.

Apercevez-vous quelque-chose? demanda Poussin à Porbus.

(...)

En s'approchant ils aperçurent le bout de pied qui sortait de ce chaos de couleurs, de tons, de nuances indécises (...) mais un pied délicieux, un pied vivant! (...)

"Il y a une femme là dessous!" s'écria Porbus.


Balzac. Le chef d’œuvre inconnu.

jeudi 8 décembre 2016

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Nous sommes dans une société qui ne valorise pas le travail manuel et le savoir faire. Il serait aujourd'hui inutile d'apprendre à dessiner, ça ne sert plus à rien. Tout le monde s'en fou.

Et moi je m'écorche l’œil jusqu'au sang à dessiner des bouts d'arbres...

mercredi 30 novembre 2016

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