Je suis allé à la Biennale d'Art Contemporain de Lyon au lieu dit de la sucrière.

C'est d'une pauvreté déconcertante, l'ère du vide. Les organisateurs (Thierry Raspail, directeur artistique de la Biennale de Lyon et Emma Lavigne, directrice du Centre Pompidou Metz, invitée)nous refont le coup du ventilateur et du drap, de la sculpture qui se déplace (génialeuuuuh)... et on nous ressort Fluxus en justification. Ce n'est pas du Manzoni, mais c'est bien de la merde en boite. Aucun plaisir rétinien (bon ça, on s'y attendait) mais pas plus intellectuel: derrière l’enrobage des belles formules et des citations littéraires, ce n'est même pas "flottant", c'est vide et creux. C'est l'ennui mortel.

N'allez pas à la Biennale, sortez plutôt vous promener dans les bois.

Se poser avec sa boite d'aquarelle au bord d'un ruisseau. Prendre le temps de regarder, travailler avec patience le dessin, l'émotion, et le plaisir de voir..

L'art content pour UN, et qui fait chier les autres. Mais personne n'ose le dire. Cela fait penser au conte Les Habits neufs de l'empereur de Hans Christian Andersen où seul un petit garçon ose dire la vérité : « Mais le roi est nu ! ».

Le boycott de ce genre d'exposition est parlant: il suffit de comparer la file d'attente au Louvres et celle du centre Pompidou. On aura beau mettre les discours que l'on veut sur des fadaises; le bon sens commun ne s'y trompe pas: le roi est nu!.

Puis je suis allé voir le film "The square" (un film réalisé par Ruben Östlund avec Claes Bang) qui m'a confirmé dans mon opinion. Ce monde là est vide de valeurs autre que pécuniaire, c'est le panier de crabe du petit copinage et de la masturbation cérébrale (peu jouissive soit dit en passant).

Le summum du l'absurde, c'est que ce sont les même bobos en costume qui lui ont accordé la Palme d'or au Festival de Cannes 2017, car ce petit monde là se protège en se dénonçant lui même.

L'art contemporain est devenu une bulle spéculative qui se nourrit de sa propre absurdité se condamnant à l'éclatement.

Le temps qui reste le meilleur critique d'art, fera le tri.